Macron a Davos

Andare in basso

Macron a Davos

Messaggio Da Erasmus il Sab Gen 27, 2018 2:40 am

Tre giorni fa Emmanuel Macron ha partecipato al vertice economico internazionale di Davos (Svizzera) con un discorso rivolto alle rappresentanze di tutto il mondo economico e politico, ma interessante soprattutto per il sistema "Unione Europea" (e ancor di più per quello più ridotto dell'Eurozona)

Molto interessante il suo intervento perché incentrato sulla "globalizzazione" e sulla necessità improcrastinabile di trovare il modo di "governarla".
Per Macron la globalizzazione, col mettere in condivisione conoscenze e tecnologie, può esseere non solo un bene per il progresso dell'intera umanità, ma anche essere ricondotta ad una funzione sociale (in termini di relazioni pacifiche, di sicurezza e di perequaziione e di lotta alla povertà). Mala chiave di questa possibile "conversione forzata" della globalizzazione sta nel trovare la via giusta per governarla invece di subirla.

Interessante il discorso di Macrin perché –come ormai da più di vennt'anni ripetono i federalisti europei – è vano il contrastare la globalizzazione con l'illusione di poterla sconfiggere (tornando alle dimensioni regionali o almeno subcontinentali delle imprese commerciali e della stessa "comunicazione"); ed è anche non realistico il credere di poterla ridimensionare irrobustendo le singole "sovranutà nazionali". Solo a livelli continentali (o addirittura a livello mondiale) è possibile "incanalare" nella giusta direzione la globalizzazione (che in francese è detta appunto "mondalisation). Insooma: invece di considerarla nemica della perequazione occorre indirizzarla socialmente, e questo è possibile solo "governandola", riportandola sotto il controllo delle autorità; ma non più quelle nazionali dimostratesi nell'esperienza ormai pluridecennale decisamente insufficienti! Ecco allora l'urgente opportunità di dotare l'Unione Europea di un effettivo governo europeo, sopprimendo finalmente (e definitivamente) il perverso metodo intergovernativo che sui temi più scottanti della politica che si confronta (e si scontra pure) con la globalizzazione mantiene formalmente l'integrità della "sovranità" nazionale (ossia il diritto di veto dei singoli governi). La "democratizzazione" dell'UE dovrà essere proprio questo: dare al PE l'effettivo potere legislativo (basato sulla maggioranza), al Consiglio l'effettivo potere di controllo (basato però ancora sulla maggioranza e senza più diritti di veto) e alla Commissione l'effettivo potere esecutivo.
Ed è proprio su bisogno di "governare la globalizzazione" che Macron ha martellato davanti alle rappresentanze politiche ed economiche del mondo intero.

Trascrivo più sotto dapprima l'intero intervento di Macron nella lingua da lui usata (ovviamente il francese!); e poi la traduzione in Italiano fatto da "Google traduttore (ovviamente imperfetta e qua e là sgrammaticata).

Potete leggere l'originale irettamente nel sito dell'Eliseo: –––> Macron a Davos (dal sto dell'Eliseo)
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Transcription du discours du Président de la République au Forum économique mondial de Davos, Suisse
Publié le 25 Janvier 2018


Davos Centre de Congrès – Mercredi 24 janvier 2018


Merci beaucoup Professeur, cher Klaus.
Laissez-moi aussi saluer les vice-présidentes de ce Forum, puisque c’est le choix, je pense, heureux, fort que vous avez fait pour cette année et je salue donc nos vice-présidentes en même temps que les chefs d’État et de Gouvernement ici présents et tous les amis que nous avons dans la salle.
Vous avez parlé de la mondialisation et les paradoxes de cette mondialisation. Et lorsque vous arrivez ici, le paradoxe le plus important, c’est de parler de mondialisation dans un endroit qui est pratiquement isolé du reste du monde par la neige. Alors une chose qui est certaine ici, à Davos, lorsque vous regardez par la fenêtre, surtout lorsque vous arrivez ici, dans ce bâtiment, on a vraiment du mal à croire dans le réchauffement climatique. Heureusement et bien évidemment, vous n’avez invité aucun climato-sceptique cette année.
Vous avez décidé d’évoquer un certain nombre de défis aujourd’hui dans notre environnement et ma première réponse, c’est de parler de ces défis en France et en Europe. Je dois dire que nous avons déjà mis en place un certain nombre de mesures que je vais passer en revue pour vous et nous allons continuer avec la même force.
Mais ne soyons pas naïfs, la mondialisation connaît une crise aujourd’hui, une crise majeure. Et ce défi énorme requiert un effort collectif de la part d’organisations internationales, de la part d’États, d’entreprises, la société civile afin de trouver et de mettre en œuvre des solutions. C’est la raison pour laquelle il me semble que votre décision de choisir le sujet de cette année est tout à fait justifiée et la raison de ma présence ici, c’est un appel à l’action. J’en appelle à tous et à toutes ici, il faut passer à l’action.
La France a été profondément touchée par des changements structurels et son rapport avec la mondialisation, avec l’enjeu en général. Et je suis ici devant vous mais il y a quelques mois, je n’étais vraiment pas sûr de venir et j’ai dû me battre avec un parti nationaliste, pourquoi ? Parce que nous étions dans des craintes, dans des peurs vis-à-vis de la mondialisation dans mon propre pays. Pourquoi cette peur ? Parce qu’il n’y a pas eu les résultats escomptés, les résultats étaient plutôt faibles : chômage, déficit public, manque de croissance. Et d’ailleurs, nous n’avons pas encore tout résolu. Et puis parce que certaines personnes ont quand même proposé aux Français de sortir tout simplement de la mondialisation.
Mais cette alternative, elle est proposée dans tous les pays et ceci me mène à la responsabilité qui est la nôtre, la responsabilité qui consiste à construire une France prospère, ouverte au monde, mais capable aussi de reconnaître et d’accepter et d’intégrer les laissés-pour-compte de la mondialisation.
Il faut pouvoir montrer qu’elle est plus équitable pour les classes moyennes. C’est le défi du « en même temps » que j’ai essayé d’articuler en France et qui fait débat en France à l’heure actuelle. La situation est très claire : il faut rendre la France plus compétitive, plus novatrice pour pouvoir financer justement un système juste. Rendre la France plus compétitive dans un cadre européen, voilà le but pour la France. Et permettez-moi de passer en revue les piliers de cette stratégie.
Tout d’abord, je voudrais parler du capital humain. Notre monde a changé et, aujourd’hui, il nous faut moins de bras et plus de cerveaux, il nous faut des personnes éduquées, formées. Les hommes et les femmes en France doivent pouvoir s’adapter au changement et doivent être formés de façon efficace. Donc nous avons commencé à mener à bien des réformes approfondies de notre système éducatif aujourd’hui, pas plus tard qu’aujourd’hui aussi, pour former, pour éduquer nos citoyens parce que lorsque l’on prend les classements – Angel GURRIA est avec nous –, je suis désolé des dernières années mais bon, en tout cas, nous avions chuté dans les classements.
Donc il nous faut vraiment réformer notre système éducatif, réformer aussi les règles qui régissent les accès à l’université pour faciliter l’accès aux universités. Et de façon plus générale, il s’agit maintenant de réfléchir à la manière dont on peut mieux investir dans ce système éducatif et mieux le réformer. En plus de cette réforme, nous réformerons également le système d’apprentissage et de formation professionnelle. Ce sont deux éléments qui sont vraiment cruciaux dans cette réforme de l’éducation. Pourquoi ? Parce que si on veut accompagner les gens dans ce changement mondial, il faut leur proposer quelque chose. Ces dernières années, à droite et à gauche, on expliquait aux gens : nous allons vous protéger du changement. Mais il nous faut parfois accélérer le changement ! Au contraire, nous devons être dans la réalité et donner la vraie protection, la vraie protection qui consiste justement à former pour pouvoir permettre à ces gens d’avoir un travail.
Nous allons investir lourdement dans la formation et l’éducation et nous allons également simplifier et rendre plus efficace l’ensemble du système. En même temps, nous allons innover également dans l’économie et notamment par le biais de la recherche et le développement. Nous allons maintenir et renforcer nos mécanismes d’incitation fiscale et, en plus de cela, nous créerons un fonds de 10 milliards pour financer des programmes de recherche et d’innovation et notamment cette innovation perturbatrice. Et puis nous investirons aussi pour développer ces programmes d’innovation que nous allons lancer. Là aussi, nous nous concentrons sur la recherche et le capital humain.
Deuxième pilier de cet agenda ou ce train de réformes, ce sont l’investissement et le capital. Dans une économie comme la nôtre, vous la connaissez très bien, l’économie d’innovation et de compétences, il est bon d’avoir un système financier compétitif dont nous disposons en France, mais il est plus orienté vers les salaires que vers le capital. Il nous faut plus de capital, de fonds dans cet environnement pour financer les risques, les grandes innovations. Donc nous avons également adopté toute une série de réformes pour allouer nos épargnes dans cette direction ou à ce type de financement. Des négociations ont lieu en ce moment même à l’échelle européenne et mondiale pour justement davantage se concentrer sur des projets, des bons projets durables.
Des mesures concrètes viennent d’être adoptées pour faciliter ce type d’action. Donc nous avons réduit nos impôts aux entreprises : nous étions à 33 %, nous les avons considérablement réduits, les impôts. Une réforme aussi sur les profits sur le capital et d’autres mesures encore qui nous permettent de devenir plus compétitifs. Et tout cela pour quoi ? Pour finalement accélérer le redressement, accélérer la récupération de notre compétitivité et en réduisant les coûts du travail, nous renforçons aussi l’attractivité de la France. Donc nous allouons notre capital dans le financement de l’innovation, notamment dans les technologies perturbatrices, pour renforcer ce modèle.
Et puis troisième pilier, l’accélération et la souplesse. Dans un monde comme le nôtre, l’éducation et les nouveaux filets de sécurité sont essentiels pour protéger les gens mais il nous faut des structures beaucoup plus souples, des règles plus souples aussi pour s’adapter au changement, pour pouvoir aider les entreprises de tout type – des grandes entreprises, des start-up –, les aider à changer de business model pour justement s’adapter au nouvel environnement. Et c’est pour cela qu’en été l’année dernière, nous avons adopté une réforme très importante de notre marché du travail dont la philosophie principale – et je résume fortement –, c’est d’aligner l’Allemagne à l’Allemagne et à l’Europe du Nord, moins de règles définies par la loi et beaucoup plus de règles définies par un consensus, tant au niveau des entreprises qu’au niveau des secteurs. Donc, une meilleure adaptation à l’environnement des entreprises. Et ça, c’est un changement énorme. Cela nous rend plus compétitifs et beaucoup plus productifs et je pense que c’est une réforme que nous attendions depuis longtemps.
Accélération et souplesse, c’est aussi, ça entraîne aussi toute une série de réformes microéconomiques sur le logement, l’énergie, les transports et ce pour réduire les coûts totaux pour les gens, améliorer la compétitivité et rendre notre économie plus rapide, plus efficace dans les secteurs critiques.
Quatrième pilier de cette stratégie, nous avons décidé d’ériger la France en modèle, en exemple dans la lutte contre le changement climatique. C’est un avantage en termes de compétitivité. Il nous faut absolument arrêter d’opposer le changement climatique à la productivité, pourquoi ? Parce qu’on doit attirer les talents et les talents viendront là où c’est agréable de vivre, là où la vie est agréable ! Je ne sais pas si je dois vraiment vous convaincre ou non mais en tout cas, il nous faut une stratégie orientée vers la lutte contre le changement climatique. Là aussi, nous avons adopté un certain nombre de mesures pour faire accélérer la stratégie verte et notamment pour ce qui est des émissions de CO2 et leur réduction, bien entendu.
Qu’est-ce que cela veut dire ? D’ici à 2021, nous serons débarrassés du charbon. Cela veut dire que nous allons lancer encore des programmes de recherche et de développement et nous avons déjà attiré des projets de recherche et des start-up nombreux, grâce au programme au programme de Make Our Planet Great Again et grâce à tous ces projets qui, maintenant, arrivent en France.
Et le cinquième pilier de cette stratégie nationale – et c’est le dernier, je vous rassure –, le cinquième pilier, c’est le changement culturel. Et pour moi, c’est aussi important que les réformes concrètes, les emprunts, etc. Ce changement culturel, c’est la préférence à la simplification et à l’allégement administratif. La France est fameuse pour ses nombreux règlements et son droit fiscal très compliqué. Et pourquoi ? Parce que nous avons, j’ai réussi à gérer mieux que d’autres économies les inégalités. Mais par contre, nous n’avons pas évité les inégalités, nous les avons corrigées par une énorme complexité et ces corrections, fondamentalement ou définitivement, ont affaibli notre compétitivité.
Donc nous allons avoir une stratégie pour éviter les inégalités, j’y reviendrai plus tard, mais en même temps, nous allons simplifier les processus, nous allons amincir la bureaucratie et la simplifier avant tout. Nous avons pris toute une série de mesures concrètes pour lancer cette nouvelle structure d’esprit, cette nouvelle culture. Au cours des six derniers mois, nous avons réduit comme des fous le nombre de réglementations et nous avons diminué le nombre d’approches bureaucratiques et nous avons maintenant passé une loi pour changer complètement les relations entre l’administration et les entrepreneurs et les gens.
Ensuite, la visibilité. Nous devons garantir la stabilité aux gens, les entrepreneurs, les citoyens, les investisseurs. Toutes les réformes que j’ai mentionnées sur les impôts et les taxes visent à simplifier et nous avons adopté une stratégie quinquennale sur la fiscalité. C’est tout à fait nouveau parce que c’est facile de venir chez vous et de vous dire : j’ai changé le système fiscal pour cette année et l’année prochaine, je change encore. Parce que l’imprévisibilité est tout à fait contreproductive. Donc la visibilité, c’est important. Voilà la stratégie, c’est une stratégie sur cinq ans et nous n’allons pas changer pendant cinq ans, c’est tout. Donc c’est mon engagement et c’est l’engagement de ma gouvernance.
Troisième point très important, c’est le risque. Voilà un point donc du changement de culture. Donc, en France, j’ai toujours dit que c’était interdit d’échouer mais c’était aussi interdit d’avoir du succès et de réussir. Alors vous voyez que la marge est relativement réduite et vous n’avez pas beaucoup de marge de manœuvre. Aujourd’hui, il devrait être plus facile d’échouer, c’est-à-dire de prendre des risques. Donc, pour réduire le coût de l’échec, pour que les gens reviennent et recommencent et pour faciliter la réussite et pour autoriser la réussite, donc nous avons décidé d’avoir une autre relation par rapport au risque. Si vous prenez un risque, il faut être récompensé et si vous échouez, eh bien il faut que ce soit autorisé d’échouer. Voilà le changement d’esprit, le changement de culture que nous essayons d’installer en France parce que la France, c’est une nation d’entrepreneurs, c’est une nation de gens qui adorent le risque et c’était une grosse erreur, si vous regardez notre Histoire, que de ne pas autoriser ce risque et de ne pas lui donner suffisamment de marge.
Alors mon message, c’est : la France est de retour. La France est de retour au centre de l’Europe parce que nous n’aurons jamais de réussite française sans la réussite européenne. Et pour moi, toutes ces initiatives et toutes ces réformes ont une contrepartie, c’est la stratégie européenne. Et je vois beaucoup de dirigeants européens ici présents et ce sont de chers amis et, tous ensemble, nous travaillons d’arrache-pied pour que cette stratégie commune se réalise.
Je sais qu’Angela MERKEL vous a déjà communiqué cette vision il y a quelques heures et nous travaillons en étroite collaboration à cet égard. Mais je voudrais simplement en résumé que vous croyiez que la stratégie fondamentale pour moi au cours de l’année qui vient et aussi au cours de l’année que nous vivons actuellement, c’est de refondre l’Europe, préparer les questions sur l’énergie, le numérique, la migration et l’investissement. Ça, ce sont quatre sujets sur le programme 2018 mais cette année va être l’année où il va falloir que nous élaborions la stratégie sur 10 ans pour l’Europe parce que, dans l’environnement actuel, l’Europe a une responsabilité et un rôle par rapport à la Chine et par rapport aux États-Unis parce que notre vision, notre ADN de relation entre la liberté, la justice, l’équité, les droits individuels, c’est tout à fait unique et nous avons cet équilibre entre ces valeurs en Europe.
Aux États-Unis, il y a une très forte préférence vis-à-vis de la liberté, mais l’approche vis-à-vis de l’équité est très différente. En Chine, il y une aspiration encore différente. Mais c’est cette synthèse entre ces quatre valeurs qui sont à la base de notre approche multilatérale et de la mondialisation. Ceci a été fait en Europe et, en Europe, nous avons besoin d’une Europe plus forte pour être intégrés, insérés dans le monde, dans la mondialisation de notre planète. Et mon avis, c’est que nous devons redessiner une stratégie sur 10 ans, pas une stratégie comme ça de 24 heures, non non, une stratégie pour l’aspect économique, social, pour le vert, pour la science et pour la politique. Il faut une nouvelle stratégie de puissance européenne dans ces domaines et il faut pour cela davantage d’ambition pour que nous ayons une Europe plus souveraine, plus unie et plus démocratique.
Et pour la migration, le numérique, l’énergie, la défense, le développement, les finances, les investissements, le cœur de ce qui nous rend souverains dans cet environnement sera la construction d’une politique commune.
Je ne suis pas naïf, nous n’allons jamais construire quelque chose de suffisamment ambitieux à 27 et, honnêtement, je ne veux pas dire que c’est impossible à 27, non, je dirais simplement que nous devons bien sûr commencer notre travail à 27. Mais il faut plus d’ambition, il faut une sorte d’avant-garde de l’Europe pour réaliser quelque chose dans ces domaines critiques que j’ai mentionnés. Nous ne devons pas attendre que tout le monde soit aussi autour de la table pour avancer.
Donc, si certains sont prêts à être plus ambitieux et à aller de l’avant dans ce qui nous rendra souverains dans cet environnement pour défendre nos valeurs et nos intérêts, avançons ! Et là, nous sommes ouverts, la porte et la fenêtre sont toujours ouvertes. Mais ceux qui ne veulent pas avancer ne doit pas pouvoir bloquer ceux qui sont ambitieux dans la salle car je pense que cette ambition, c’est l’ambition qui permettra à notre euro zone de devenir plus forte, plus équitable, plus ambitieuse et plus capable de transmettre un message cohérent à propos de ce que nous voulons réaliser dans cet environnement.
En septembre dernier, j’avais fait un grand discours à ce sujet, nous avons beaucoup travaillé, mais j’espère, avec mes amis qui se trouvent dans cette salle, pouvoir élaborer ensemble pour la fin de cette année cette stratégie commune pour les 10 prochaines années pour donner à nos populations et au reste du monde une visibilité de ce qu’est l’Europe, c’est-à-dire une nouvelle puissance capable de coopérer avec lui.
Parce que, mes amis, je veux ici toutefois vous faire un aveu, si je souhaite que la France trouve pleinement sa place dans la compétition mondiale et si je pense que la condition, c’est que l’Europe, justement, soit plus forte et réussisse à trouver une nouvelle ambition, ça n’est pas une finalité en soi. La croissance économique, ça n’est pas une finalité en soi et on s’est, je pense, souvent trompé, parfois encore récemment, dans les discours qu’on tenait en disant : vous allez voir, tous nos sujets vont s’arranger, parce qu’on va avoir de la croissance.
Nous, on peut avoir un ou deux points de croissance en plus, c’est notre bataille, mais ça ne règle pas tous les sujets et la croissance économique, ça n’est pas une fin, ça reste un moyen. Et j’irais même plus loin, cette recherche de croissance économique nous a parfois fait oublier ce que les peuples sont prêts à accepter pour l’obtenir. La crise de la mondialisation qu’on est en train de vivre aujourd’hui, elle est liée à ça. Le monde, il est fragmenté par une série de phénomènes économiques, géopolitiques nouveaux et qu’on pouvait pour certains anticiper, qui sont liés à ce divorce.
D’abord, on a pensé ou on a fait croire que la croissance, ça concernait tout le monde, on disait : plus on aura de croissance, tous les problèmes vont s’arranger dans les pays émergents, les pays intermédiaires ou les économies développées. Ça n’est pas vrai parce que cette croissance, elle est structurellement de moins en moins juste. Toutes les revues internationales le montrent, que ça soit des institutions multinationales, des ONG, il y a une concentration sur les 1 % les plus riches qui se fait à chaque fois. C’est lié à quoi ? La financiarisation de cette mondialisation qui a favorisé un effet de concentration et les nouvelles technologies, cette économie de l’innovation et de la compétence que j’évoquais, parce que c’est une économie de super stars. Elle favorise les gens très talentueux et elle se concentre chez les gens les plus talentueux.
La réponse, on ne peut pas l’apporter dans chaque pays avec un système de taxes, sauf à être très coordonnés entre nous tous parce que sinon les talents s’en vont. Je peux vous dire, on a très bien testé cette méthode. Elle ne marche pas en non-coopératif et en non-coordonné ! Ça, ce n’est pas une bonne idée. Par contre, ne pas avoir de réponse du tout, ce n’est pas une bonne idée sur ce sujet. Ensuite, on nous dit : on est dans un monde formidable, les distances se raccourcissent, on est dans un monde où tout s’accélère, mais dans nos sociétés, tout se refracture.
On a des sociétés faites aujourd’hui de nomades qui bénéficient formidablement de la mondialisation et dont la vie, le quotidien, le destin est plus proche de gens qui sont à Bombay, à San Francisco que de leurs voisins de palier. Ça crée un vrai risque dans la démocratie parce que ça désaligne les intérêts, les sujets et ce qui fait le consensus démocratique et c’est devant nous. Et nous, on réfléchit ici de ces enjeux mais à quelques dizaines de kilomètres d’ici, on a des gens qui croient fermement que la solution, c’est la sortie de la globalisation et on a de plus en plus de gens qui sont convaincus que c’est la bonne option.
Alors, une fois que j’ai dit ça, ça veut dire que nous avons un défi qui n’est pas mince. Ce défi, ce n’est pas celui que des gouvernements. D’abord, les gouvernements, les États, depuis quelques années, je pense, vont dans le mauvais sens face à ces défis. Il y a les défis démocratiques que j’évoque. Beaucoup de gouvernements sont tentés de répondre par une approche nationaliste : vous avez raison, tout ça ne va pas, on referme les frontières. Ensuite, les défis qui font peur –les grandes migrations, le terrorisme, les grands changements technologiques–, ce sont des défis qui imposent une coordination internationale. Je l’évoquais au moins pour l’Europe mais plus large encore que l’Europe, si nous ne sommes pas en situation de coopérer, on ne saura pas les régler et on cherchera toujours à avoir nos avantages comparatifs. Et la recherche de l’avantage comparatif fait qu’on est toujours tiré vers le bas. C’est la course vers le point le plus bas sur tous ces sujets.
Et donc, cette course non coopérative nous empêche au fond de répondre à ces peurs et à ce qui tient nos nations ensemble. Et les États ont été dans le mauvais sens parce qu’on a plutôt fragilisé le multilatéralisme face à tout cela ces derniers temps. Et qu’il s’agisse de l’ONU, du FMI, de l’OMC, on a eu de plus en plus de gens qui ont attaqué ces institutions en disant : « Nous, on reprend en quelque sorte nos droits, on a notre propre approche, on crée des systèmes alternatifs». Ne nous trompons pas, toutes ces structures sont nées de ce que le professeur vient de rappeler, cette période de l’Histoire où on a vu ce à quoi conduisait l’approche non coopérative entre les gouvernements lorsqu’il y avait des grandes peurs séculaires. Et depuis quelques années, nous avons été sur ce sujet dans le mauvais sens.
Nous avons été aussi, quand on regarde le droit social, le fiscal, tous les sujets qui, en quelque sorte, fondaient le cœur d’un État, dans un sens très non coopératif et dans un affaiblissement continu. J’expliquais il y a un instant ce que je fais pour la France. La France avait, était en quelque sorte très décalée par rapport au reste de l’Europe, elle était très au-dessus sur tous ces sujets de la moyenne européenne. Mais quand je regarde la dynamique actuelle dans le monde, on a une dynamique qui, sur les sujets fiscaux ou les sujets sociaux, est en train de continuer à expliquer aux gens : les amis, la bonne réponse, c’est d’en faire toujours moins ! La meilleure réponse, c’est de baisser nos impôts ! Il n’y a pas de limite ! Race to the bottom !
Sur le social, c’est pareil. Si nous ne définissons pas un standard de coopération internationale, jamais on n’arrivera à convaincre les classes moyennes, les classes laborieuses, que la mondialisation est bonne pour elles ! Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai ! Sur le commerce, nous revenons vers, là aussi, des stratégies qui sont non coopératives, vers plus de protectionnisme, vers la fragmentation de ce que l’OMC a fait, la menace de certains accords régionaux qui était très structurante et on détricote ce que la mondialisation avait pu mettre en place. Et sur le climat, beaucoup étaient avec moi le 12 décembre dernier à Paris, nous ne sommes pas à la hauteur de ce à quoi nous nous sommes nous-mêmes engagés, c’est-à-dire on est en train de perdre la bataille. 2020, ce n’est pas un rendez-vous pour une nouvelle conférence. Si on n’a pas délivré des actions concrètes, il ne faudra pas expliquer aux gens qu’ils sont de plus en plus vulnérables, on aura tout fait en pleine conscience pour le faire !
Donc, sur tous ces sujets, qui sont des sujets, je dirais qu’on connaît bien et sur lesquels on a su s’organiser, on a désagrégé l’organisation internationale, on l’a affaiblie. Et à ça, s’ajoutent des nouveaux sujets que nous n’avions pas vus : l’urbanisation accélérée, les grandes migrations et le changement technologique que vous avez parfaitement explicité. Et chacun est porteur de nouvelles inégalités, de nouveaux changements qui font très peur aux gens et qu’on ne pense là aussi trop souvent que de manière non coopérative. On n’a pas mis en place l’organisation mondiale qui nous permet de penser toutes les conséquences de ces changements technologiques, de l’intelligence artificielle, par exemple, ou du big data. On a une stratégie aujourd’hui mondiale totalement non coopérative sur ces sujets !
En Europe, on n’a pas encore de vraie stratégie ; aux États-Unis, il y a une stratégie qui est laissée à des grands acteurs privés que nous aimons tous et que nous utilisons tous au quotidien dans nos devices ou nos plateformes Internet, mais qui ont privatisé cet enjeu avec tout ce que ça a emporte de rapport aux libertés individuelles et au secret ; et en Chine, l’enjeu, il est géré de manière totalement publique avec un contrôle des données qui est fait selon d’autres standards que nous cherchons, nous. Mais on n’a jamais d’approche multilatérale sur ce sujet qui va détruire des millions d’emplois, changer les règles de la vie privée et donc construire le rapport au monde de nos citoyens. Mais demain, il changera la médecine, la connaissance que j’ai sur vous en termes justement de capacité à être soigné et même la solidarité nationale !
Tout ça pour dire – et je ne veux pas dégrader le tableau –, mais que ces changements technologiques, on fait tout pour les encourager chez nous, mais on ne fait pas attention et si on n’en pense pas le cadre, SCHUMPETER va très rapidement ressembler à DARWIN et vivre dans un monde totalement darwinien n’est pas bon. Ce n’est surtout pas bon pour nos peuples et pour toutes celles et ceux qui, en démocratie à la fin, décident de ça.
Face à toutes ces réalités et ces transformations, et je veux finir là-dessus, quels sont nos défis et comment y répondre ? Et au-delà de ce que nous faisons dans nos pays, de ce qui est nécessaire à faire pour l’Europe, nous avons quand même à retrouver, me semble-t-il, une forme de cadre, de grammaire du bien commun. On a des biens communs et ces biens communs sont mondiaux aujourd’hui, c’est le développement économique durable, l’environnement, la santé, l’éducation, la sécurité et la cohésion sociale, les droits de l’homme, et ces bien communs on ne peut jamais décider d’y renoncer. Et on doit dans nos stratégies et nos approches réussir à les articuler et à créer les bons forums pour recréer parfois de la régulation sur ces biens communs de manière coopérative.
Je dis ça pour les gouvernements mais je le dis aussi pour le secteur privé, personne ne pourra me suspecter de ne pas être "business friendly", personne ne pourra me reprocher de ne pas avoir une approche favorable à l’ouverture, au développement économique. Mais je vous le dis très franchement ici, cette approche doit avoir des résultats, ça c’est en quelque sorte mon job, celui du gouvernement et je l’espère de toutes celles et ceux qui dans le secteur privé viendront parce qu’ils ont confiance et permettront de créer des emplois et de se développer.
Même dans mon pays si je ne redonne pas un sens à cette mondialisation, si je n’arrive pas expliquer aux gens qu’elle est bonne pour eux et qu’elle sert à traiter les problèmes du quotidien et qu’ils y ont leur place, dans cinq ans, dans 10 ans, dans 15 ans ce seront les nationalistes, les extrêmes, ceux qui proposent de sortir de ce système qui gagneront et ce sera vrai dans chaque pays ! Et donc on ne peut pas simplement être là à trembler en disant « c’est affreux » quand des nationalistes, des extrêmes ou des gens qui parfois portent des messages terroristes ou de repli sur soi dans certains autres pays gagnent ! Non, le défi est maintenant chez nous et la question est de savoir si on sait refonder un vrai contrat mondial et un vrai contrat qui n’est pas que celui des gouvernements.
Je vous le dis très franchement, si la part de ce contrat n’est pas intégrée dans le modèle des investisseurs, dans le modèle des banques, dans le modèle des entrepreneurs, si chacune et chacun ne considère pas qu’il a une part de ce contrat mondial à porter ça ne marchera pas parce qu’il y aura toujours quelqu’un qui sera tenté d’avoir une stratégie non coopérative, parce qu’il y aura en quelque sorte toujours une prime au free- riding. Et l’ennemi du bien commun c’est le passager clandestin et aujourd’hui nous sommes en train de tomber dans une situation où dans notre mondialisation une majorité de puissances sont en train de devenir des passagers clandestins des biens communs, c’est ça la situation que nous vivons aujourd’hui.
Ce nouveau contrat mondial, je pense qu’il faut qu’on le fonde autour de trois engagements : le devoir d’investir, le devoir de partager et le devoir de protéger. Je suis sans doute pas exhaustif, je ne serai pas complet aujourd’hui, j’oublierai plein de sujets parce que je ne veux pas être excessivement long, mais je veux vous dire deux mots de chacun de ces devoirs. Le devoir d’investir c’est celui d’investir pour les États mais aussi le secteur privé dans les biens communs que je viens de rappeler, la santé en particulier, mais il y en a un sur lequel aujourd’hui nous ne sommes pas au rendez-vous c’est l’éducation.
Je l’ai évoqué pour la stratégie française, nous devons le faire aussi en Europe, mais c’est vrai sur toute la planète et en particulier dans les continents les plus en difficulté. Dans le monde on a aujourd’hui 750 millions d’adultes dont deux tiers de femmes qui ne possèdent pas les compétences d’alphabétisation de base et donc si on a une priorité en termes d’investissements c’est investir dans l’éducation des jeunes filles. Parce que partout où on n’investit pas dans l’éducation il n’y aura pas de croissance dans le pays, ça veut dire qu’on continue à avoir une stratégie prédatrice d’investissements dans le pays où nous sommes en tant qu’investisseurs étrangers.
Et s’il n’y a pas d’investissements pour les jeunes filles il n’y aura pas d’égalité homme-femme, il n’y aura pas de place pour les femmes et bien souvent dans les sociétés les plus difficiles sur le plan culturel, parfois le plan religieux et le plan économique la solution est chez les femmes et c’est elles qui la construisent. Et le choix de certains pays d’ailleurs de régresser dans l’éducation des jeunes filles c’est un choix assumé dans certains endroits face auquel nous ne pouvons pas nous taire ! Et donc face à cela nous on doit investir massivement. En Afrique, en 2015 il y a plus de 101 millions d’enfants qui étaient non scolarisés dont 53 millions de filles.
Alors la semaine prochaine je serai avec le président Macky SALL, nous allons œuvrer pour reconstituer le partenariat mondial pour l’éducation, c’est fondamental que tous les États ici présents puissent s’engager fortement. Mais j’aimerais aussi, ce qui n’a jamais été fait, que les investisseurs et les entreprises s’engagent, quand vous investissez un euro en Afrique investissez un euro dans l’éducation des jeunes filles ! Sinon ça veut dire que vous investissez pour le court terme parce que quand vous allez ouvrir une mine, une infrastructure de transport, c’est formidable, généralement d’ailleurs les États vous aident, vous garantissent, il y a plein de financements à la clé pour vous aider à faire ça, mais faites aussi quelque chose qui stabilise vraiment le pays maintenant.
Et donc il doit y avoir autour de l’éducation et de l’investissement dans l’éducation un vrai contrat public- privé en la matière, c’est une réponse absolument fondamentale. Et plus largement, vous l’avez compris, investir dans le développement, avoir une stratégie de développement beaucoup plus ambitieuse que celle que nous avons collectivement aujourd’hui est indispensable si nous voulons éviter cette fragmentation du monde.
Le deuxième devoir c’est partager, le partage de la valeur c’est un débat plus vieux que nous et qui a toujours irrigué le capitalisme. Mais il y a une crise du capitalisme contemporain, c’est qu’en se mondialisant parce qu’il est devenu un capitalisme, je le disais, de superstars et financiarisé, il faut bien le dire, la répartition de la valeur ajoutée n’est plus juste. Alors on regarde parfois en disant « elle ne s’est pas tant déformée que ça » mais parce qu’on oublie de regarder les superstars du côté de la rémunération du travail ! Et donc on doit mettre en place des vrais mécanismes de partage de la valeur ajoutée. Moi je crois très profondément dans la généralisation des systèmes d’intéressement et de responsabilité sociale et environnementale.
Vous avez compris, je ne crois pas que la réponse soit dans la taxe dans un État mais plus les entreprises généraliseront la responsabilité sociale et environnementale et donc décideront de débattre dans l’entreprise de la juste répartition des fruits de la croissance et de la réussite quand elle est là. Plus dans les mécanismes d’investissement et les critères d’investissement on aura justement une surveillance de la répartition de la valeur au sein de l’entreprise, ce qui fait d’ailleurs qu’elle se tient dans la durée, plus on construira un vrai capitalisme durable en termes de partage.
Il ne faut pas se tromper sur ce sujet, les entreprises dans la salle qui durent depuis bien longtemps ce sont celles qui ont des stratégies de répartition de la valeur, qui ont des vraies stratégies d’intéressement des salariés, beaucoup plus que d’autres. Et donc là-dessus je crois très profondément que la solution est du côté des entreprises et des investisseurs en ayant justement cette plus grande égalité. Et quand je parle d’égalité du partage de la valeur dans l’entreprise il faut aussi parler de l’égalité femme-homme. Nous avons lancé en France une stratégie en la matière pour combler le gap des inégalités salariales dans le quinquennat. Nous prenons avec le Word Economic Forum une initiative pour justement mettre en place des indicateurs et je pense que c’est très important d’avoir plus de visibilité en la matière dans le secteur privé et je veux saluer votre engagement très fort sur ce sujet. Mais je pense aussi que nous devons collectivement aller plus loin et je veux ici saluer les engagements pris par Justin TRUDEAU pour le G7 et qui a décidé de mettre ce sujet au cœur du G7 qu’accueillera le Canada cette année et je veux ici lui redire mon plein soutien.
Si on veut aussi mieux partager la valeur il faut le faire entre tous les secteurs et il y a un sujet fondamental que j’ai esquissé ou évoqué en creux en parlant des défis du monde contemporain, c’est le sujet fiscal. Si on veut mieux partager la valeur et si on veut mieux partager le financement des biens communs dans le monde actuel on doit avoir une stratégie fiscale beaucoup plus coordonnée au niveau international. Le « rest to the bottom » c’est la mort du financement des biens communs et le moindre partage. Et donc là on a vraiment un travail collectif à faire pour ne pas partir dans le mauvais sens.
L’OCDE a fait un très gros travail sur ce sujet qui a permis l’érosion des bases fiscales et du partage des profits, l’initiative BEPS, d’avancer. On a signé un traité multilatéral, la France est en train d’engager la procédure de ratification, il est fondamental, moi j’invite vraiment fortement les États-Unis et la Chine à entrer dans ce traité. On ne le fera pas vivre si les États-Unis et la Chine ne sont pas dedans, il n’y a pas de vrai discours sur la mondialisation si ces deux grandes puissances ne sont pas dedans, allez-y. Parce que c’est le vrai accord de partenariat sur ce sujet pour éviter l’érosion des bases fiscales, c’est la décision qu’on a un cadre pacifique de coopération fiscale qui évite les stratégies d’optimisation des groupes, des entreprises, et la moralité, il faut bien le dire, dans la façon de faire des profits.
Là-dessus, je le dis très franchement, si vous croyez tout ce que vous avez entendu ou les choses qui vous semblaient pertinentes ou tout ce que vous avez pu dire durant ces jours à Davos, alors vous ne pouvez pas faire d’optimisation fiscale comme elle est faite aujourd’hui et vous devez participer à cette lutte. Parce que ça veut juste dire je considère que mon secteur, mon business doit financer les biens communs parce qu’on est dans un monde où il faut financer les biens communs. Et donc sur ce sujet on doit savoir renoncer à l’optimisation fiscale à tous crins et je souhaite qu’on puisse aller beaucoup plus loin en la matière.
Il y a évidemment sur le plan fiscal, un deuxième sujet très important qui est de savoir comment on a une vraie taxation sur le plan mondial du numérique. Les grands acteurs du numérique sont des acteurs fondamentaux pour nos sociétés, pour l’innovation et moi je les ai toujours accueillis, chacun d’entre nous veut les avoir dans son pays, veut les développer, donc ne soyons pas hypocrites ! Mais dans le même temps il y a une double injustice, je ne sais pas dire à une start-up dans mon pays « tu va devenir un champion » quand les grands champions internationaux eux ne paient pas d’impôts dans mon pays et que lui paie tous les impôts. Et je ne sais pas dire c’est formidable la disruption, le changement technologique quand ces champions du numérique créent des changements que je veux accompagner et faire advenir mais que lui ne paie pas d’impôts et que celui qu’il disrupte dans son modèle d’affaires en paie, la TVA, l’impôt sur les sociétés et le reste, « it is not fair model », c’est évident !
Donc on doit mettre fin à ce système qui est injuste et il faut le faire tous ensemble pour ne pas avoir peur que ça enlève de la compétitivité à l’un ou à l’autre parce qu’évidemment comme nous ne nous sommes pas organisés au début on a créé des hubs d’attractivité fiscale ! Et il faut le faire de manière très détendue mais en disant juste c’est un bien commun de la planète et c’est juste parce que les grands acteurs du numérique provoquent des disruptions, ces disruptions vont détruire des millions d’emplois dans le monde, nous allons devoir reformer ces millions de personnes. C’est un bien commun l’éducation, je l’ai dit, on le paie. Si ceux qui détruisent ces emplois n’aident pas au financement de la reformation y compris pour aller vers leur secteur moi je ne sais pas l’expliquer aux classes moyennes et aux classes laborieuses et je pense vous non plus. Donc on doit trouver le bon cadre de coopération fiscale, moi j’espère qu’en Europe on le trouvera cette année, j’espère que l’OCDE le trouvera cette année et qu’on pourra avoir la coopération internationale sur ce sujet absolument fondamental.
Avoir cette coopération et mieux partager ça veut dire aussi retrouver la vitalité de notre coopération sur le plan financier, commercial tel qu’on a pu l’avoir après la crise de 2008, 2010 et tel qu’on l’a un peu perdue. Et là-dessus je veux lancer quelques idées, quelques propositions, moi je suis favorable à ce que le FMI ait le mandat de surveiller la totalité du système financier international dont des pans entiers échappent à la régulation. On a construit le FMI, il a acquis sa légitimité, il regarde des États, une partie du système financier, mais il ne regarde pas les acteurs les plus dérégulés et les plus dérégulateurs de tout le système ! Le bitcoin, les monnaies virtuelles, le shadow banking, tous les plus agressifs sur les marchés financiers, ceux qui peuvent créer des crises financières, déréguler des systèmes, c’est bien fait, on a dit « ça on ne le met pas dans le FMI».
Nous devons lancer cette discussion, je souhaite qu’on puisse la lancer dans le cadre du G20, je vois notre ami argentin, le Président MACRI, en fin de semaine à Paris, je sais le leadership qu’il veut donner dans le cadre du G20 à l’Argentine et là-dessus le FSB aura un rôle absolument fondamental à jouer et je souhaite qu’on continue sur cet agenda pour donner justement plus de place à cette régulation.
On doit aussi penser la régulation sur le plan des principes des grands acteurs internationaux du numérique et des innovations. Il y a des déstabilisations financières telles que je viens de l’évoquer mais il y a aussi des déstabilisations dans nos sociétés liées à l’innovation technologique. On n’a aujourd’hui pas le cadre pour les penser, à quel moment on va décider de stopper des innovations parce qu’il faudra le faire à un moment donné. A quel moment on va dire l’intelligence artificielle on met une ligne rouge parce que ça disrupte pour le coup non pas des vieux systèmes productifs mais notre rapport à la liberté individuelle, au respect des droits privés, parce que ça met en cause l’intégrité de l’humain et du vivant, il y a des sujets philosophiques et de principe qu’on va se poser.
Il faut qu’on ait le cadre de coopération internationale pour le limiter, pour favoriser l’innovation technologique et aider les grandes plateformes Internet, continuer à développer nos startups et l’innovation mais pouvoir décider des principes qui ne peuvent pas être décidés par des acteurs économiques mais par les États. Je souhaite que nous puissions avoir là aussi une discussion au G20 qui est absolument fondamentale.
Enfin, le dernier défi il est de protéger, protéger en matière sociale, climatique et de lutte contre le terrorisme. C’est un devoir si on veut tenir la mondialisation et ça montre aussi l’importance des États sur certains de ces défis et retour des États. On a pensé pendant des décennies, c’était très à la mode de dire c’est la fin des États, il n’y a plus que les acteurs privés, pour faire face à ces défis il faut des États et une coopération internationale.
Sur le sujet social on doit arrêter cette tendance à détricoter notre droit social pour ajuster la mondialisation et là aussi je souhaite qu’on puisse avoir une discussion au G20 pour qu’il y ait dans le monitoring entre autre fait par le FMI et les grandes instances une surveillance des réformes nationales en faveur de la cohésion sociale, qu’il puisse y avoir un accompagnement aussi de ces sujets, que nous-mêmes en Europe lorsqu’on apporte une aide en particulier dans les mécanismes de cohésion on regarde la convergence sociale, qu’on ait une critérisation de nos mécanismes pour surveiller la convergence sociale entre nos pays. Et qu’on arrête d’être complètement paradoxaux en disant cela dans les enceintes internationales mais parfois en demandant à des pays, les mêmes, de détricoter leur droit social pour pouvoir ajuster les choses à un niveau qui devient sous-optimal et qui ne permet pas la protection minimale pleinement requise. Et donc sur le sujet social je souhaite qu’on puisse là aussi retrouver une vitalité du dialogue entre l’OIT, le FMI et réussir à mettre en place de tels critères.
Sur le climat, on a dit beaucoup de choses, nous nous sommes beaucoup engagés mais nos actes ne sont pas encore à la hauteur de ces engagements. Je veux ici saluer l’engagement fort de la Chine qui a constamment maintenu justement sa présence dans l’Accord de Paris, a annoncé la mise en place d’un marché carbone, ce qui est un élément fondamental de notre action commune en la matière. Je veux saluer l’engagement de l’Inde, le Premier ministre MODI a ouvert ce forum, pour l’Alliance solaire internationale il a joué un rôle fondamental et là aussi c’est un élément de transition essentiel.
Mais nous devons maintenant avoir les actes conformes aux Accords de Paris. Qu’est-ce que ça veut dire collectivement ? Un, l’Union européenne doit aller un cran plus loin et décider d’un prix plancher du CO2. Si nous ne savons pas le faire dans les mois qui viennent nous ne serons pas crédibles, nous avons mis en place un marché carbone, on doit accélérer la transition pour nos acteurs et donc avoir un prix minimum du CO2 et réussir à changer le modèle de production en Europe pour qu’il soit cohérent avec ces engagements.
Deux, ça veut dire, j’étais en Chine il y a quelques semaines, très impressionné par l’initiative diplomatique du président XI qui l’année dernière l’a évoqué devant vous mais ça veut dire que toute l’initiative One Belt One Road doit être cohérente avec nos engagements climatiques. Ces nouvelles routes de la soie doivent être vertes, ça ne peut pas être les routes de la centrale à charbon, ça doit être des routes du renouvelable, d’énergies qui réduisent les émissions de CO2 et on doit tous coopérer justement à cet engagement.
Trois, ça veut dire que nous on doit continuer à aller plus loin et moi je souhaiterais que nous puissions à horizon 2020 vraiment acter d’un pacte mondial pour l’environnement qui serait un vrai garde-fou juridique pour nos sociétés et un outil de la justice environnementale pour nos citoyens.
Et, enfin, il faut que le secteur privé soit au rendez-vous de ces engagements, 12 grandes initiatives ont été prises à Paris le 12 décembre dernier au « One Planet Summit » et je souhaite qu’on puisse les suivre vraiment régulièrement et que l’ensemble des investisseurs, l’ensemble justement des grands donateurs, des entreprises qui se sont engagées puissent rendre compte de manière régulière et montrer qu’il y a un engagement du secteur privé en la matière.
C’est enfin le système financier qui doit accompagner cette mue avec une véritable promotion de la finance verte. Moi je crois que la finance, c’est une bonne chose parce que, je vous l’ai dit, on ne finance pas l’innovation ou ses transformations, mais elle doit aussi financer un modèle de développement durable et l’Europe en la matière a un rôle fondamental à jouer, nous devons dans l’Union européenne, dans la zone euro avoir une vraie place financière verte qui sache justement accélérer le financement de ces modèles de transition.
Enfin, ce devoir de protection c’est un devoir de sécurité pour nos nations et nos populations. Je ne peux pas évidemment ne pas évoquer ce thème essentiel en partageant, pour conclure quelques convictions. La première c’est que nous sommes et nous resterons durablement engagés dans une lutte contre le terrorisme. Elle engage aujourd’hui nos forces de l’ordre sur des conflits divers, parfois contre des puissances étatiques, d’autres fois contre des terroristes organisés de manière très différente que ce soit en Afrique, au Sahel mais dans de nombreuses régions du monde. Il nous faut dans cette lutte continuer à travailler dans le cadre de nos coalitions, militaires et diplomatiques, mais avoir quelques principes clairement arrimés.
Je souhaite que cette lutte continue à se faire dans le cadre du multilatéralisme, on ne doit pas sortir de ce cadre et donc en quelque sorte considérer que la lutte contre le terrorisme doit conduire à des recompositions du monde et à une fragmentation de celui-ci. C’est la lutte contre des groupes organisés qui veulent la destruction de l’autre mais elle ne doit pas justifier une fragmentation aujourd’hui de notre environnement mondial. Et garder le multilatéralisme ça veut dire réussir à garder une stratégie où on met des pressions sur des puissances régionales qui inquiètent, je pense à l’Iran ou la Corée du nord, sans jamais tomber dans l’escalade ni tomber dans la fracturation de certaines régions.
Ensuite, cette lutte doit toujours se faire dans un cadre qui est diplomatique et politique, s’il n’y a pas d’issue diplomatique et politique à la lutte contre le terrorisme alors il y aura la reproduction du terrorisme. Et soyons honnêtes avec nous-mêmes, nous avons parfois produit des situations qui ont conduit au terrorisme en pensant qu’aller supprimer de manière unilatérale un tyran parce qu’il nous contrariait allait régler tous les problèmes. On ne se substitue pas à la souveraineté des peuples, à leurs frustrations, parfois à leurs souffrances, et donc seules des solutions politiques stables, pluralistes, durables permettent de lutter de manière forte contre le terrorisme parce qu’elles évitent justement aux frustrations de revenir dans les différents pays.
Et donc notre rôle, c’est non seulement de gagner la guerre contre le terrorisme mais de construire les conditions d’une paix durable dans les régions du globe qui aujourd’hui sont engagées dans cette lutte. Je pense au Moyen-Orient et je pense évidemment à l’Afrique. Sur ces sujets notre coopération est indispensable, notre stratégie de construction de la paix est indispensable et ça veut dire aussi parce que tout se tient que nous devons redonner du sens à la mondialisation que nous portons dans ces régions. Et c’est là où la politique de développement, notre politique diplomatique est inséparable de notre politique militaire. Si vous luttez dans un pays contre le terrorisme mais que vous n’avez aucune stratégie de développement, que vous n’avez aucune stratégie d’éducation, vous pouvez faire place nette et gagner un jour mais le lendemain les causes qui ont conduit au terrorisme seront toujours là.
Et tout cet agenda mondial se tient, le terrorisme est revenu dans le Sahel parce que nous n’avons pas été au rendez-vous du développement, parce que nous avons reculé en termes d’éducation, parce que nous n’avons pas répondu aux défis du changement climatique et que le rétrécissement du lac Tchad a conduit à une vraie crise économique, morale dans toute la région ! Et la solution ce sont les jihadistes qui l’ont apporté et les différents groupements qui leur sont liés. Et donc vous voyez bien, la lutte contre le terrorisme est militaire, elle est diplomatique mais elle implique d’être au rendez-vous de tous les défis que je viens d’évoquer.
Vous le comprenez bien et je finirai là-dessus, le cœur du nouveau contrat mondial c’est, non seulement qui doit impliquer tous les acteurs, que nous devons être obsédés par la lutte contre la stratégie du passager clandestin mais qui implique aussi d’être cohérent dans nos approches. Nous ne devrions plus conclure d’accords commerciaux lorsqu’ils ne respectent pas nos standards communs, climatiques, sanitaires, fiscaux, sociaux. Nous ne devrions plus avoir des discussions sur certains sujets avec des puissances si elles ne correspondent plus justement aux critères qui sont les nôtres. Nous devons avoir un agenda cohérent en termes de biens publics, ça ne se fera pas du jour au lendemain mais on doit rendre transparent toutes nos incohérences, ce que nous sommes progressivement en train de faire plutôt que de continuer à diverger et à les renforcer.
Ce cadre doit être basé sur la coopération et le multilatéralisme et absolument pas sur une sorte de nouvelle hégémonie, une fascination sur de nouveaux pouvoirs, ce serait une énorme erreur. A présent, une énorme responsabilité nous incombe car ce nouveau cadre est le seul moyen de protéger nos intérêts à long terme, nos biens communs et nos populations. La réponse se trouve en partie ici dans cette salle et d’une certaine façon notre nouvelle frontière n‘est pas une frontière technologique ou géographique mais bien plus notre engagement, nous sommes notre propre frontière dans notre propre conscience.
Si nous nous engageons à rendre la globalisation plus juste, favorable aux classes moyennes, si nous nous engageons à prendre en compte la complexité à long terme de nos décisions et pas simplement les résultats à court terme nous pouvons converger et bâtir une nouvelle mondialisation qui est compréhensive et bonne pour nos populations. En reprenant cette grande idée de progrès nous avons la solution en tant que gouvernement, en tant qu’entreprise, nous avons simplement une question : décidons-nous d’agir, d’aller de l’avant ou pas ? C’est maintenant !
Je vous remercie.

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Segue nel messaggio seguente la traduzione in itliano con "Google Traduttore".
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"Traduzione con "Google Traduttore" del discorso tenuto da Macron a Davos mercoledì 24 gennaio 2018

Messaggio Da Erasmus il Sab Gen 27, 2018 3:35 am

Trascrizione del discorso del Presidente della Repubblica al World Economic Forum di Davos, in Svizzera

Pubblicato il 25 gennaio 2018

Centro Congressi di Davos - mercoledì 24 gennaio 2018.
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Grazie mille professoressa, caro Klaus.
Consentitemi anche di salutare i Vicepresidenti di questo Forum, poiché ritengo che sia stata una scelta, ritengo, fortunata, forte per l'anno in corso, e saluto i nostri Vicepresidenti contemporaneamente ai capi di Stato. e il governo qui presente e tutti gli amici che abbiamo nella stanza.
Hai parlato della globalizzazione e dei paradossi della globalizzazione. E quando vieni qui, il paradosso più importante è parlare della globalizzazione in un luogo che è praticamente isolato dal resto del mondo dalla neve. Quindi una cosa è certa qui a Davos, quando guardi fuori dalla finestra, specialmente quando arrivi qui, in questo edificio, è davvero difficile credere nel riscaldamento globale. Fortunatamente, e naturalmente, quest'anno non hai invitato nessuno scettico sul clima.
Oggi avete deciso di citare una serie di sfide nel nostro ambiente e la mia prima risposta è parlare di queste sfide in Francia e in Europa. Devo dire che abbiamo già messo in atto una serie di misure che esaminerò per voi e continueremo con la stessa forza.
Ma non essere ingenui, la globalizzazione è in crisi oggi, una grande crisi. E questa enorme sfida richiede uno sforzo collettivo da parte di organizzazioni internazionali, da stati, aziende, società civile per trovare e attuare soluzioni. Questo è il motivo per cui mi sembra che la tua decisione di scegliere l'argomento di quest'anno sia interamente giustificata e la ragione della mia presenza qui è un invito all'azione. Faccio appello a tutti qui, dobbiamo agire.
La Francia è stata profondamente colpita dai cambiamenti strutturali e dal suo rapporto con la globalizzazione, con le poste in generale. E sono qui di fronte a te ma pochi mesi fa, non ero sicuro di venire e ho dovuto combattere con un partito nazionalista, perché? Perché eravamo nella paura, nella paura della globalizzazione nel mio paese. Perché questa paura? Perché non c'erano i risultati attesi, i risultati erano piuttosto deboli: disoccupazione, deficit pubblico, mancanza di crescita. E inoltre, non abbiamo ancora risolto tutto. E perché alcune persone hanno ancora proposto ai francesi semplicemente per globalizzazione.
Ma questa alternativa, è proposta in tutti i paesi e questo mi porta alla responsabilità che è nostra, la responsabilità di costruire una prospera Francia, aperta al mondo, ma anche in grado di riconoscere, accettare e integrare quelli lasciati fuori dalla globalizzazione.
Dobbiamo essere in grado di dimostrare che è più equo per le classi medie. Questa è la sfida dello "stesso tempo" che ho cercato di articolare in Francia ed è attualmente dibattuta in Francia. La situazione è molto chiara: la Francia deve essere resa più competitiva e più innovativa per finanziare un sistema equo. Rendere la Francia più competitiva in un contesto europeo è l'obiettivo per la Francia. E permettimi di rivedere i pilastri di questa strategia.
Prima di tutto, vorrei parlare di capitale umano. Il nostro mondo è cambiato e oggi abbiamo bisogno di meno armi e più cervelli, abbiamo bisogno di persone istruite e addestrate. Uomini e donne in Francia devono essere in grado di adattarsi ai cambiamenti e devono essere addestrati in modo efficace. Così abbiamo iniziato a portare avanti riforme approfondite del nostro sistema educativo oggi, non più tardi di oggi, per addestrare, educare i nostri cittadini perché quando prendiamo le classifiche - Angel GURRIA è con noi - mi dispiace per gli ultimi anni ma hey, in ogni caso, avevamo abbandonato la classifica.
Quindi abbiamo davvero bisogno di riformare il nostro sistema educativo e riformare anche le regole che regolano l'accesso all'università per facilitare l'accesso alle università. E più in generale, ora si tratta di pensare a come possiamo investire meglio in questo sistema educativo e riformarlo meglio. Oltre a questa riforma, riformeremo anche l'apprendistato e il sistema di formazione professionale. Questi sono due elementi che sono davvero cruciali in questa riforma dell'istruzione.
Perché? Perché se vogliamo accompagnare le persone in questo cambiamento globale, dobbiamo offrire loro qualcosa. Negli ultimi anni, a destra ea manca, abbiamo spiegato alle persone: ti proteggeremo dai cambiamenti. Ma a volte dobbiamo accelerare il cambiamento! Al contrario, dobbiamo essere nel mondo reale e dare la vera protezione, la vera protezione che è proprio quella di addestrare per permettere a queste persone di avere un lavoro.
Investiremo pesantemente nella formazione e nell'istruzione e semplificheremo e renderemo l'intero sistema più efficiente. Allo stesso tempo, innoveremo anche nell'economia, in particolare attraverso la ricerca e lo sviluppo. Manterremo e rafforzeremo i nostri meccanismi di incentivi fiscali e, inoltre, creeremo un fondo di $ 10 miliardi per finanziare programmi di ricerca e innovazione, compresa questa innovazione dirompente. E poi investiremo anche per sviluppare questi programmi di innovazione che lanceremo. Anche in questo caso, ci concentriamo sulla ricerca e sul capitale umano.
Il secondo pilastro di questo ordine del giorno o pacchetto di riforma è investimento e capitale. In un'economia come la nostra, lo sai molto bene, l'economia dell'innovazione e delle competenze, è bello avere un sistema finanziario competitivo che abbiamo in Francia, ma è più orientato ai salari che all'economia. capitale. Abbiamo bisogno di più capitale, più denaro in questo ambiente per finanziare i rischi, grandi innovazioni. Quindi abbiamo anche adottato tutta una serie di riforme per allocare i nostri risparmi in questa direzione o per questo tipo di finanziamento. I negoziati si stanno attualmente svolgendo a livello europeo e mondiale per concentrarsi maggiormente su progetti e buoni progetti sostenibili.
Sono state appena adottate misure concrete per facilitare questo tipo di azione. Quindi abbiamo ridotto le nostre tasse alle imprese: eravamo al 33%, li abbiamo ridotti in modo significativo, le tasse. Una riforma anche sui profitti sul capitale e altre misure che ci permettano di diventare più competitivi. E tutto per cosa? Per accelerare finalmente la ripresa, accelerare la ripresa della nostra competitività e ridurre i costi del lavoro, rafforziamo anche l'attrattiva della Francia. Quindi stiamo allocando il nostro capitale nel finanziamento dell'innovazione, in particolare nelle tecnologie dirompenti, per rafforzare questo modello.
E poi terzo pilastro, accelerazione e flessibilità. In un mondo come il nostro, l'istruzione e le nuove reti di sicurezza sono essenziali per proteggere le persone, ma abbiamo bisogno di strutture molto più flessibili, regole più flessibili per adattarsi ai cambiamenti, per aiutare le aziende tutti i tipi - grandi aziende, start-up - aiutarli a cambiare il loro modello di business per adattarsi al nuovo ambiente. Ed è per questo che nell'estate dello scorso anno abbiamo adottato una riforma molto importante del nostro mercato del lavoro la cui filosofia principale - e lo riassumo fortemente - è di allineare la Germania con Germania e Nord Europa, meno regole definite dalla legge e molte altre regole definite dal consenso, sia a livello di aziende che a livello di settori. Quindi, migliore adattamento all'ambiente aziendale. E questo è un grande cambiamento. Ci rende più competitivi e molto più produttivi, e penso che questa sia una riforma che stiamo aspettando da molto tempo.
Accelerazione e flessibilità significa anche tutta una serie di riforme microeconomiche su alloggi, energia, trasporti, per ridurre i costi totali per le persone, migliorare la competitività e rendere più veloce la nostra economia, più efficace in aree critiche.
Quarto pilastro di questa strategia, abbiamo deciso di costruire la Francia come modello, come esempio nella lotta contro il cambiamento climatico. Questo è un vantaggio in termini di competitività. Dobbiamo assolutamente smettere di contrapporre il cambiamento climatico alla produttività, perché? Perché dobbiamo attrarre talenti e talenti verranno dove è bello vivere, dove la vita è bella! Non so se devo davvero convincerti o meno, ma in ogni caso, abbiamo bisogno di una strategia orientata alla lotta contro il cambiamento climatico. Anche in questo caso, abbiamo adottato una serie di misure per accelerare la strategia verde, in particolare per quanto riguarda le emissioni di CO2 e la loro riduzione, ovviamente.
Cosa significa? Entro il 2021, ci libereremo del carbone. Ciò significa che lanceremo più programmi di ricerca e sviluppo e abbiamo già attirato numerosi progetti di ricerca e start-up, grazie al programma Make Our Planet Great Again e grazie a tutti questi progetti che, ora, arriva in Francia.
E il quinto pilastro di questa strategia nazionale - e questa è l'ultima, ti assicuro - il quinto pilastro è il cambiamento culturale. E per me è importante tanto quanto le riforme concrete, i prestiti e così via. Questo cambiamento culturale è la preferenza per la semplificazione e la semplificazione amministrativa. La Francia è famosa per i suoi numerosi regolamenti e la sua legislazione fiscale molto complicata. E perché? Perché siamo riusciti a gestire la disuguaglianza meglio di altre economie. D'altro canto, non abbiamo evitato le disuguaglianze, le abbiamo corrette con un'enorme complessità e queste correzioni, in modo fondamentale o permanente, hanno indebolito la nostra competitività.
Quindi avremo una strategia per evitare le disuguaglianze, tornerò su questo più avanti, ma allo stesso tempo semplificherò il processo, ridurremo la burocrazia e la semplificeremo sopra ogni altra cosa. Abbiamo intrapreso una serie di passi concreti per lanciare questa nuova struttura spirituale, questa nuova cultura. Negli ultimi sei mesi, abbiamo ridotto il numero di regolamenti e ridotto il numero di approcci burocratici e ora abbiamo approvato una legislazione per cambiare completamente il rapporto tra amministrazione, imprenditori e persone.
Quindi, visibilità. Dobbiamo garantire stabilità a persone, imprenditori, cittadini, investitori. Tutte le riforme che ho menzionato sulle tasse sono concepite per semplificare e abbiamo adottato una strategia fiscale quinquennale. È abbastanza nuovo perché è facile venire a casa tua e dire, ho cambiato il sistema fiscale per quest'anno e l'anno prossimo sto cambiando di nuovo. Perché l'imprevedibilità è del tutto controproducente. Quindi la visibilità è importante. Questa è la strategia, è una strategia quinquennale e non cambieremo per cinque anni, tutto qui. Quindi è il mio impegno ed è l'impegno del mio governo.
In terzo luogo, il punto molto importante è il rischio. Quindi questo è un punto di cambiamento culturale. Così, in Francia, ho sempre detto che era proibito fallire, ma era anche proibito avere successo e successo. Quindi vedi che il margine è relativamente piccolo e non hai molto spazio di manovra. Oggi dovrebbe essere più facile fallire, cioè rischiare. Quindi, per ridurre il costo del fallimento, per far tornare le persone e ricominciare da capo, per facilitare il successo e consentire il successo, abbiamo deciso di avere un'altra relazione da rischiare. Se corri un rischio, devi essere ricompensato e se fallisci, deve essere permesso fallire. Questo è il cambio di spirito, il cambio di cultura che stiamo cercando di installare in Francia perché la Francia è una nazione di imprenditori, è una nazione di persone che amano il rischio ed è stato un grande errore, se guardi alla nostra storia, piuttosto che non permettere questo rischio e non dargli abbastanza margine.
Quindi il mio messaggio è: la Francia è tornata. La Francia è tornata al centro dell'Europa perché non avremo mai un successo francese senza successo europeo. E per me tutte queste iniziative e tutte queste riforme hanno una contropartita, è la strategia europea. Vedo molti leader europei qui e sono cari amici e insieme stiamo lavorando duramente per realizzare questa strategia comune.
So che Angela MERKEL ti ha già comunicato questa visione alcune ore fa e stiamo lavorando a stretto contatto in questo senso. Ma vorrei semplicemente riassumere che credi che la strategia fondamentale per me nel prossimo anno e anche durante l'anno in cui viviamo ora sia la rifusione dell'Europa, per preparare le domande sul energia, tecnologia digitale, migrazione e investimenti. Questi sono quattro argomenti del programma 2018, ma quest'anno sarà l'anno in cui dovremo elaborare la strategia decennale per l'Europa perché, nell'attuale contesto, l'Europa ha una responsabilità e un ruolo in relazione alla Cina e agli Stati Uniti perché la nostra visione, il nostro DNA del rapporto tra libertà, giustizia, equità, diritti individuali, è davvero unico e abbiamo questo equilibrio tra questi valori in Europa.
Negli Stati Uniti, c'è una forte preferenza per la libertà, ma l'approccio all'equità è molto diverso. In Cina, c'è un'aspirazione diversa. Ma è questa sintesi di questi quattro valori che è alla base del nostro approccio multilaterale e della nostra globalizzazione. Ciò è stato fatto in Europa e, in Europa, abbiamo bisogno di un'Europa più forte per essere integrata, inserita nel mondo, nella globalizzazione del nostro pianeta. E la mia opinione è che dobbiamo ridisegnare una strategia di 10 anni, non una strategia di 24 ore, no no, una strategia per l'economia, il sociale, il verde, la scienza e la politica . Una nuova strategia europea per il potere è necessaria in questi settori e ciò richiede più ambizione per noi di avere un'Europa più sovrana, unita e democratica.
E per la migrazione, il digitale, l'energia, la difesa, lo sviluppo, la finanza, gli investimenti, il cuore di ciò che ci rende sovrani in questo ambiente sarà la costruzione di una politica comune.
Non sono ingenuo, non creeremo mai qualcosa di abbastanza ambizioso per 27 e, onestamente, non sto dicendo che è impossibile a 27 anni, no, vorrei solo dire che dobbiamo iniziare il nostro lavoro da 27. Ma ci vuole più ambizione, ci vuole una sorta di avanguardia dell'Europa per ottenere qualcosa in queste aree critiche che ho citato. Non dobbiamo aspettare che tutti siano attorno al tavolo per andare avanti.
Quindi, se alcuni sono pronti ad essere più ambiziosi e andare avanti in quello che ci renderà sovrani in questo ambiente per difendere i nostri valori e interessi, andiamo avanti! E qui siamo aperti, la porta e la finestra sono sempre aperti. Ma quelli che non vogliono andare avanti non devono essere in grado di bloccare le persone ambiziose nella stanza perché penso che questa ambizione sia l'ambizione che consentirà alla nostra zona euro di diventare più forte, più giusta, più ambiziosa e più in grado di trasmettere un messaggio coerente su ciò che vogliamo raggiungere in questo ambiente.
Lo scorso settembre, ho fatto un grande discorso su questo argomento, abbiamo lavorato molto, ma spero, con i miei amici in questa stanza, di poter lavorare insieme per la fine di quest'anno su questa strategia comune per i 10 i prossimi anni per dare al nostro popolo e al resto del mondo una visibilità di ciò che è l'Europa, vale a dire un nuovo potere in grado di cooperare con esso.
Perché, amici miei, voglio fare un'ammissione qui, se voglio che la Francia trovi pienamente il suo posto nella competizione mondiale e se penso che la condizione è che l'Europa, appunto, è più forte e riuscire a trovare una nuova ambizione, non è fine a se stessa. La crescita economica non è fine a se stessa e, credo, siamo stati spesso ingannati, a volte persino di recente, nei discorsi che si sono svolti dicendo: vedrai, tutti i nostri argomenti funzioneranno perché avremo una crescita.
Possiamo avere uno o due punti di crescita, è la nostra battaglia, ma non risolve tutti i problemi e la crescita economica, non è una fine, è ancora un modo. E andrei anche oltre, questa ricerca di crescita economica a volte ci ha fatto dimenticare ciò che le persone sono disposte ad accettare per ottenerlo. La crisi della globalizzazione che stiamo vivendo oggi è legata a questo. Il mondo, è frammentato da una serie di fenomeni economici, nuovi geopolitici e che potremmo anticipare alcuni, che sono legati a questo divorzio.
In primo luogo, abbiamo pensato o abbiamo creduto che la crescita riguardasse tutti, abbiamo detto: più abbiamo crescita, tutti i problemi saranno organizzati nei paesi emergenti, nei paesi intermedi o nelle economie sviluppate . Questo non è vero perché questa crescita è strutturalmente meno accurata. Tutte le riviste internazionali lo dimostrano, siano esse istituzioni multinazionali, ONG, c'è una concentrazione sull'1% più ricco che viene fatto ogni volta. È legato a cosa? La finanziarizzazione di questa globalizzazione che ha favorito un effetto di concentrazione e le nuove tecnologie, questa economia di innovazione e competenza che ho evocato, perché è un'economia di super star. Preferisce persone di grande talento e si concentra sulle persone più talentuose.
La risposta, non possiamo portarla in ogni paese con un sistema di tasse, se non per essere molto coordinati tra noi, perché altrimenti i talenti se ne andranno. Posso dirvi, abbiamo testato questo metodo molto bene. Non funziona in modo non cooperativo e non coordinato! Non è una buona idea. Per contro, non ho alcuna risposta, non è una buona idea su questo argomento. Poi ci viene detto: siamo in un grande mondo, le distanze si accorciano, siamo in un mondo in cui tutto sta accelerando, ma nelle nostre società tutto si è rifatto.
Oggi abbiamo società nomadi che traggono enormi benefici dalla globalizzazione e le cui vite, vite e destini sono più vicini alle persone a Bombay, a San Francisco e ai loro vicini. Crea un rischio reale in democrazia perché disallinea gli interessi, i soggetti e il consenso democratico, ed è davanti a noi. E stiamo pensando a questi temi qui, ma a poche decine di chilometri da qui, abbiamo persone che credono fermamente che la soluzione è l'uscita della globalizzazione e abbiamo sempre più persone convinte questa è l'opzione giusta
Quindi, una volta che lo dico, significa che abbiamo una sfida che non è sottile. Questa sfida non è quella dei governi. Innanzitutto, i governi, gli stati, per alcuni anni, penso, stanno andando nella direzione sbagliata di fronte a queste sfide. Ci sono le sfide democratiche di cui sto parlando. Molti governi sono tentati di rispondere con un approccio nazionalista: hai ragione, tutto ciò che è sbagliato, chiudiamo i confini. Quindi, le sfide che fanno paura - le grandi migrazioni, il terrorismo, i grandi cambiamenti tecnologici - sono sfide che richiedono un coordinamento internazionale. L'ho menzionato almeno per l'Europa, ma anche oltre l'Europa, se non siamo in grado di cooperare, non saremo in grado di risolverlo e cercheremo sempre di avere i nostri vantaggi comparativi. E la ricerca del vantaggio comparativo significa che sei sempre abbattuto. È la corsa al punto più basso su tutti questi argomenti.
E così, questa razza non cooperativa ci impedisce fondamentalmente di rispondere a queste paure e di tenere insieme le nostre nazioni. E gli stati sono stati nella direzione sbagliata perché abbiamo indebolito il multilateralismo di fronte a tutto questo ultimamente. E dall'ONU, dal FMI, dal WTO, abbiamo avuto sempre più persone che hanno attaccato queste istituzioni dicendo: "Stiamo riprendendo i nostri diritti in qualche modo. il nostro approccio, creiamo sistemi alternativi ". Non fatevi ingannare, tutte queste strutture nascono da ciò che il professore ha appena ricordato, in questo periodo storico in cui abbiamo visto che cosa stava guidando l'approccio non cooperativo tra i governi quando c'erano grandi paure secolari . E da qualche anno, siamo stati su questo argomento nel modo sbagliato.
Siamo anche stati, quando guardiamo al diritto sociale, il fiscale, tutti i soggetti che, in un certo senso, hanno trovato il cuore di uno Stato, in un senso molto non cooperativo e in un continuo indebolimento. Stavo spiegando un momento fa quello che sto facendo per la Francia. La Francia era, in un certo senso, molto al di fuori del resto dell'Europa, era molto al di sopra di tutti i soggetti della media europea. Ma quando guardo le dinamiche attuali nel mondo, abbiamo una dinamica che, su soggetti fiscali o questioni sociali, continua a spiegare alla gente: amici, la risposta giusta è farlo sempre meno! La migliore risposta è abbassare le nostre tasse! Non c'è limite! Corsa verso il basso!
Sul social, è lo stesso. Se non definiamo uno standard di cooperazione internazionale, non saremo mai in grado di convincere le classi medie, le classi lavoratrici, che la globalizzazione è un bene per loro! Questo non è vero! Questo non è vero! Per quanto riguarda il commercio, torniamo a strategie non cooperative, a un maggiore protezionismo, alla frammentazione di ciò che l'OMC ha fatto, alla minaccia di alcuni accordi regionali che sono stati molto strutturanti e per chiarire quali la globalizzazione era stata in grado di mettere in atto. E sul clima, molti erano con me il 12 dicembre a Parigi, non siamo all'altezza di ciò che ci siamo impegnati, cioè stiamo perdendo la battaglia . Il 2020 non è un appuntamento per una nuova conferenza. Se non abbiamo realizzato azioni concrete, non dovremo spiegare alle persone che sono sempre più vulnerabili, avremo fatto tutto in piena consapevolezza per farlo!
Quindi, su tutti questi argomenti, che sono soggetti, direi che siamo ben noti e sui quali siamo stati in grado di organizzarci, abbiamo rotto l'organizzazione internazionale, l'abbiamo indebolita. E a ciò si aggiungono nuovi argomenti che non abbiamo visto: urbanizzazione accelerata, grandi migrazioni e cambiamenti tecnologici che hai reso perfettamente chiaro. E ognuno porta nuove disuguaglianze, nuovi cambiamenti che sono molto spaventosi per le persone e che pensiamo troppo spesso troppo spesso in modo non cooperativo. Non abbiamo messo in piedi un'organizzazione globale che ci permetta di pensare a tutte le conseguenze di questi cambiamenti tecnologici, l'intelligenza artificiale, per esempio, o i big data. Abbiamo una strategia globale oggi assolutamente non cooperativa su questi argomenti!
In Europa, non abbiamo ancora una vera strategia; negli Stati Uniti, c'è una strategia che è lasciata ai grandi attori privati ​​che tutti noi amiamo e che usiamo tutti i giorni nei nostri dispositivi o nelle nostre piattaforme Internet, ma che ha privatizzato questo problema con tutto ciò che ha tolto relazione alle libertà individuali e alla segretezza; e in Cina, in gioco, è gestito in modo totalmente pubblico con un controllo dei dati che viene eseguito secondo altri standard che cerchiamo. Ma non abbiamo mai un approccio multilaterale su questo argomento che distrugga milioni di posti di lavoro, cambi le regole della privacy e quindi crei la relazione con il mondo dei nostri cittadini. Ma domani cambierà la medicina, la conoscenza che ho di te in termini di capacità da trattare e persino di solidarietà nazionale!
Tutto ciò per dire - e non voglio degradare il quadro - ma questi cambiamenti tecnologici, facciamo tutto per incoraggiarli a casa, ma non prestiamo attenzione e se non pensiamo al quadro, SCHUMPETER va molto assomiglia rapidamente a DARWIN e vivere in un mondo totalmente darwiniano non va bene. Non è particolarmente positivo per il nostro popolo e per tutti coloro che, in una democrazia alla fine, decidono questo.
Di fronte a tutte queste realtà e trasformazioni, e voglio finire su quello, quali sono le nostre sfide e come rispondiamo a loro? E al di là di ciò che facciamo nei nostri paesi, ciò che è necessario per l'Europa, dobbiamo ancora trovare, mi sembra, una forma di struttura, una grammatica del bene comune. Abbiamo beni comuni e questi beni comuni sono oggi globali: sviluppo economico sostenibile, ambiente, salute, istruzione, sicurezza e coesione sociale, diritti umani e bene comune non possiamo mai decidere di rinunciare. E dobbiamo nelle nostre strategie e nei nostri approcci riuscire a articolarli e creare i buoni forum per ricreare a volte il regolamento su questi beni comuni in modo cooperativo.
Lo dico per i governi, ma lo dico anche per il settore privato, nessuno sarà in grado di sospettare che non sia "business friendly", nessuno sarà in grado di rimproverarmi per non avere un approccio favorevole all'apertura, allo sviluppo economico . Ma ti sto dicendo francamente che questo approccio deve avere dei risultati, è una specie del mio lavoro, il lavoro del governo e spero che tutti quelli del settore privato arriveranno perché hanno fiducia e creerà posti di lavoro e sviluppo.
Anche nel mio paese, se non darò un senso a questa globalizzazione, se non posso spiegare alla gente che è un bene per loro e che serve per affrontare i problemi quotidiani e che hanno il loro posto tra cinque anni, tra 10 anni, tra 15 anni saranno i nazionalisti, gli estremisti, quelli che propongono di lasciare questo sistema che vincerà e sarà vero in ogni paese! E quindi non possiamo limitarci a tremare dicendo "è terribile" quando nazionalisti, estremisti o persone che a volte portano messaggi terroristici o si ritirano in qualche altro paese vincono! No, la sfida è ora a casa e la domanda è se sappiamo come ricostruire un vero contratto globale e un vero contratto che non è solo quello dei governi.
Vi dico francamente, se la parte di questo contratto non è integrata nel modello degli investitori, nel modello delle banche, nel modello degli imprenditori, se ognuno di essi non ritiene di avere una quota di questo contratto globale da indossare non funzionerà perché ci sarà sempre qualcuno che sarà tentato di avere una strategia non cooperativa, perché ci sarà sempre un bonus di riding gratuito. E il nemico del bene comune è il clandestino e oggi cadiamo in una situazione in cui nella nostra globalizzazione una maggioranza di poteri sta diventando passeggeri clandestini dei beni comuni, è così la situazione che stiamo vivendo oggi.
Questo nuovo contratto globale, penso che debba essere basato su tre impegni: il dovere di investire, il dovere di condividere e il dovere di proteggere. Probabilmente non sono esaustivo, non sarò completo oggi, dimenticherò molti argomenti perché non voglio essere eccessivamente lungo, ma voglio dirvi due parole di ognuno di questi doveri. Il dovere di investire è quello di investire per gli stati ma anche il settore privato nei beni comuni che ho appena ricordato, la salute in particolare, ma ce n'è una in cui oggi non siamo al rendez-vous è l'educazione.
L'ho menzionato per la strategia francese, dobbiamo farlo anche in Europa, ma è vero su tutto il pianeta e in particolare sui continenti più travagliati. Nel mondo oggi ci sono 750 milioni di adulti, due terzi dei quali sono donne che non hanno le competenze di alfabetizzazione di base, quindi se abbiamo una priorità in termini di investimenti, sta investendo nell'educazione dei bambini. ragazze giovani Perché ovunque non ci siano investimenti nell'istruzione non ci sarà crescita nel paese, significa che continuiamo ad avere una strategia di investimento predatoria nel paese in cui siamo come paese. investitori stranieri.
E se non ci saranno investimenti per le ragazze non ci sarà parità di genere, non ci sarà posto per le donne e spesso nelle società più difficili. il piano culturale, a volte il piano religioso e il piano economico la soluzione è tra le donne e sono loro a costruirlo. E la scelta di alcuni paesi altrove di regredire nell'educazione delle ragazze è una scelta assunta in alcuni luoghi che non possiamo tacere! E quindi di fronte a ciò dobbiamo investire in maniera massiccia. In Africa, nel 2015 ci sono più di 101 milioni di bambini che hanno abbandonato la scuola, compresi 53 milioni di ragazze.
Quindi la prossima settimana sarò con il presidente Macky SALL, lavoreremo per ricostruire il partenariato globale per l'istruzione, è fondamentale che tutti gli Stati qui possano impegnarsi con decisione. Ma mi piacerebbe anche, cosa mai fatto, che investitori e aziende si impegnino, quando investi un euro in Africa investi un euro nell'educazione delle ragazze! Altrimenti significa che investi a breve termine perché quando apri una miniera, un'infrastruttura di trasporto, è fantastico, di solito gli Stati ti aiutano, ti garantisci, ci sono molti fondi per chiave per aiutarti a farlo, ma anche fare qualcosa che stabilizzi davvero il Paese ora.
E quindi ci deve essere un vero contratto pubblico-privato per l'educazione e gli investimenti nell'istruzione, è una risposta assolutamente fondamentale. E più in generale, come hai capito, investire nello sviluppo, avere una strategia di sviluppo molto più ambiziosa di quella che oggi abbiamo collettivamente è essenziale se vogliamo evitare questa frammentazione del mondo.
Il secondo dovere è condividere, la condivisione del valore è un dibattito più vecchio di noi e ha sempre irrigato il capitalismo. Ma c'è una crisi del capitalismo contemporaneo che nella globalizzazione perché è diventato un capitalismo, ho detto, superstar e finanziarizzato, va detto, la distribuzione del valore aggiunto n ' è più preciso Quindi a volte guardiamo dicendo "lei non è diventata così contorta" ma perché ci dimentichiamo di guardare le superstar sul lato del lavoro da pagare! E quindi dobbiamo mettere in atto meccanismi reali per condividere valore aggiunto. Credo molto profondamente nella generalizzazione dei sistemi di incentivi e nella responsabilità sociale e ambientale.
Capisci, non credo che la risposta sia nell'imposta in uno stato ma più le aziende generalizzeranno la responsabilità sociale e ambientale e quindi decideranno di discutere in compagnia della giusta distribuzione dei frutti della crescita e del successo quando lei è lì. Più nei meccanismi di investimento e nei criteri di investimento sarà precisamente un monitoraggio della distribuzione del valore all'interno dell'azienda, che lo rende inoltre a lungo termine, più uno costruirà un vero capitalismo sostenibile in termini di condivisione.
Avere questa cooperazione e condividerla meglio significa anche recuperare la vitalità della nostra cooperazione finanziaria e commerciale, come potremmo averla dopo la crisi del 2008, 2010 e un po 'persa. E su questo voglio lanciare alcune idee, alcune proposte, sono favorevole al FMI che ha il mandato di monitorare l'intero sistema finanziario internazionale di cui gran parte sfugge alla regolamentazione. Abbiamo costruito il FMI, ha acquisito la sua legittimità, guarda gli stati, una parte del sistema finanziario, ma non guarda gli attori più deregolamentati e più deregolamentari dell'intero sistema! Bitcoin, valute virtuali, shadow banking, tutti i più aggressivi sui mercati finanziari, quelli che possono creare crisi finanziarie, deregolamentare i sistemi, è ben fatto, abbiamo detto "che non lo mettiamo nel FMI".
Dobbiamo lanciare questa discussione, spero di poterla lanciare nel G20, vedo il nostro amico Argentina, il presidente MACRI, questo fine settimana a Parigi, conosco la leadership che vuole dare nel quadro del G20 G20 in Argentina e sul fatto che l'FSB avrà un ruolo assolutamente fondamentale da svolgere e mi auguro che continuiamo su questo programma per dare più spazio a questo regolamento.
Dobbiamo anche pensare alla regolamentazione in termini di principi dei principali attori internazionali della tecnologia digitale e delle innovazioni. Ci sono destabilizzazioni finanziarie come ho appena detto, ma ci sono anche destabilizzazioni nelle nostre società legate all'innovazione tecnologica. Oggi non abbiamo il quadro per pensarci, quando decideremo di fermare le innovazioni perché dovremo farlo a un certo punto. A che punto intendiamo dire l'intelligenza artificiale mettiamo una linea rossa perché sconvolge per il colpo non i vecchi sistemi produttivi ma il nostro rapporto con la libertà individuale, il rispetto dei diritti privati, perché coinvolge il integrità dell'umano e del vivente, ci sono materie filosofiche e di principio che ci si porrà.
Abbiamo bisogno di avere il quadro di cooperazione internazionale per limitarlo, per promuovere l'innovazione tecnologica e aiutare le principali piattaforme Internet, per continuare a sviluppare le nostre startup e l'innovazione, ma per essere in grado di decidere su principi che non possono essere decisi da attori economici ma dagli Stati. Spero che anche qui si possa tenere una discussione sul G20, che è assolutamente fondamentale.
Infine, l'ultima sfida è proteggere, proteggere nel sociale, nel clima e combattere il terrorismo. È un dovere mantenere la globalizzazione e mostra anche l'importanza degli stati su alcune di queste sfide e il ritorno degli Stati. Abbiamo pensato per decenni, è stato molto di moda dire che è la fine degli Stati, c'è più di attori privati, per affrontare queste sfide richiede Stati e cooperazione internazionale.
Sulla questione sociale dobbiamo fermare questa tendenza a svelare il nostro diritto sociale di adeguare la globalizzazione e anche qui vorrei che potessimo avere una discussione al G20 per esserci nel monitoraggio tra gli altri fatto dal FMI e da grandi monitoraggio delle riforme nazionali a favore della coesione sociale, che possa esserci sostegno a tali questioni, che noi stessi in Europa, quando forniamo sostegno soprattutto nei meccanismi di coesione che guardiamo alla convergenza sociale che abbiamo un criterio dei nostri meccanismi per monitorare la convergenza sociale tra i nostri paesi. E che smettiamo di essere completamente paradossali dicendo questo nei forum internazionali, ma a volte chiedendo ai paesi, allo stesso modo, di svelare il loro diritto sociale di essere in grado di adattare le cose a un livello che diventa subottimale e che non consente non è richiesta la protezione minima. E così sulla questione sociale, vorrei che potessimo trovare anche una vitalità del dialogo tra l'OIL, il FMI e riuscire a stabilire tali criteri.
Sul clima, abbiamo detto molte cose, siamo molto impegnati ma le nostre azioni non sono ancora all'altezza di questi impegni. Voglio riconoscere il forte impegno della Cina, che ha costantemente mantenuto la sua presenza nell'accordo di Parigi, ha annunciato la creazione di un mercato del carbonio, che è un elemento fondamentale della nostra azione comune in materia. . Voglio elogiare l'impegno dell'India, il Primo Ministro MODI ha aperto questo forum, per l'International Solar Alliance ha svolto un ruolo fondamentale e anche qui è un elemento essenziale di transizione.
Ma ora dobbiamo agire in conformità con gli Accordi di Parigi. Cosa significa collettivamente? In primo luogo, l'Unione europea deve compiere un ulteriore passo avanti e decidere un prezzo minimo per il CO2. Se non sappiamo come farlo nei prossimi mesi non saremo credibili, abbiamo creato un mercato del carbonio, dobbiamo accelerare la transizione per i nostri giocatori e quindi avere un prezzo minimo di CO2 e riuscire a cambiare il modello di produzione in Europa per essere coerenti con questi impegni.
Due, cioè, sono stato in Cina poche settimane fa, molto colpito dall'iniziativa diplomatica del presidente XI che l'anno scorso l'ha menzionata di fronte a voi ma ciò significa che l'intera iniziativa One Belt One La strada deve essere coerente con i nostri impegni climatici. Queste nuove strade di seta devono essere verdi, non possono essere le strade della centrale a carbone, devono essere strade rinnovabili, energia che riduce le emissioni di CO2 e tutti dobbiamo collaborare con precisione a questo impegno.
Tre, ciò significa che dobbiamo continuare ad andare oltre e vorrei che potessimo avere entro il 2020 un patto ambientale globale che sarebbe una vera protezione legale per le nostre società e uno strumento per giustizia ambientale per i nostri cittadini.
E, infine, è necessario che il settore privato sia all'appuntamento di questi impegni, 12 importanti iniziative sono state prese a Parigi il 12 dicembre al "One Planet Summit" e vorrei che potessimo davvero seguirle regolarmente e che tutti gli investitori, tutti i grandi donatori, le aziende impegnate, possono riferire su base regolare e dimostrare che esiste un impegno da parte del settore privato in questo settore.
Infine, è il sistema finanziario che deve accompagnare questa mossa con una vera promozione della finanza verde. Credo che la finanza sia una buona cosa perché, come ho detto, non finanziamo l'innovazione o le sue trasformazioni, ma deve anche finanziare un modello di sviluppo sostenibile e l'Europa in Abbiamo un ruolo fondamentale da svolgere nell'Unione europea, nell'area dell'euro, per avere una vera posizione finanziaria verde che possa accelerare il finanziamento di questi modelli di transizione.
Infine, questo dovere di protezione è un dovere di sicurezza per le nostre nazioni e il nostro popolo. Non posso ovviamente non menzionare questo tema essenziale condividendo, per concludere alcune convinzioni. Il primo è che siamo e resteremo permanentemente impegnati in una lotta contro il terrorismo. Oggi coinvolge le nostre forze di polizia in vari conflitti, a volte contro i poteri dello stato, e talvolta contro i terroristi organizzati in modi molto diversi in Africa e nel Sahel, ma in molte parti del mondo. In questa lotta dobbiamo continuare a lavorare nel quadro delle nostre coalizioni, sia militari che diplomatiche, ma per avere dei principi chiaramente definiti.
Spero che questa lotta continui a essere fatta nel quadro del multilateralismo, non dobbiamo lasciare questo quadro e quindi in qualche modo considerare che la lotta contro il terrorismo deve condurre a ricomposizioni mondiali e frammentazione di esso . È la lotta contro i gruppi organizzati che vogliono la distruzione dell'altro, ma non dovrebbe giustificare una frammentazione oggi del nostro ambiente globale. E mantenere il multilateralismo significa riuscire a mantenere una strategia in cui facciamo pressioni sui poteri regionali che preoccupano, penso all'Iran o alla Corea del Nord, senza mai cadere nell'escalation o cadere nel fracking di certe regioni.
Quindi, questa lotta deve sempre essere fatta in un contesto diplomatico e politico, se non c'è alcun problema diplomatico e politico nella lotta contro il terrorismo, allora ci sarà la riproduzione del terrorismo. E siamo onesti con noi stessi, a volte abbiamo prodotto situazioni che hanno portato al terrorismo pensando che andare unilateralmente a rimuovere un tiranno perché ci ha infastidito avrebbe risolto tutti i problemi. Non sostituiamo la sovranità delle persone, le loro frustrazioni, a volte le loro sofferenze, e quindi solo soluzioni politiche stabili, pluralistiche e sostenibili possono combattere il terrorismo in modo forte perché evitano proprio le frustrazioni del ritorno. in diversi paesi.
E così il nostro ruolo non è solo quello di vincere la guerra contro il terrorismo, ma di costruire le condizioni per una pace duratura nelle regioni del globo che sono ora impegnate in questa lotta. Sto pensando al Medio Oriente e sto ovviamente pensando all'Africa. Su questi temi la nostra cooperazione è indispensabile, la nostra strategia di costruire la pace è indispensabile e significa anche che tutto ciò che si ritiene debba dare un senso alla globalizzazione che portiamo in queste regioni. Ed è qui che la politica di sviluppo, la nostra politica diplomatica è inseparabile dalla nostra politica militare. Se stai combattendo in un paese contro il terrorismo ma non hai una strategia di sviluppo, non hai una strategia educativa, puoi fare una spazzata pulita e vincere un giorno ma il giorno dopo le cause che hanno portato al terrorismo sarà sempre lì
E tutto questo è l'agenda globale, il terrorismo è tornato nel Sahel perché non siamo stati all'appuntamento dello sviluppo, perché ci siamo ritirati dal punto di vista dell'istruzione, perché non abbiamo risposto a sfide del cambiamento climatico e che la contrazione del Lago Ciad ha portato a una vera crisi economica, morale in tutta la regione! E la soluzione sono i jihadisti che l'hanno portato e i diversi gruppi ad essi collegati. E così vedete, la lotta contro il terrorismo è militare, è diplomatica ma implica essere al centro di tutte le sfide che ho appena menzionato.
Lo capisci bene e lo finirò, il cuore del nuovo contratto mondiale è, non solo quello che deve coinvolgere tutti gli attori, che dobbiamo essere ossessionati dalla lotta contro la strategia del clandestino ma che coinvolge anche essere coerenti nei nostri approcci. Non dovremmo più concludere accordi commerciali quando non rispettano i nostri standard comuni, climatici, sanitari, fiscali, sociali. Non dovremmo più discutere su determinati argomenti con poteri se non corrispondono più esattamente ai criteri che abbiamo. Abbiamo bisogno di un'agenda coerente in termini di beni pubblici, non accadrà da un giorno all'altro, ma dobbiamo rendere trasparenti tutte le nostre incoerenze, ciò che stiamo facendo gradualmente piuttosto che continuare a divergli e rafforzarli.
Questo quadro deve essere basato sulla cooperazione e il multilateralismo e assolutamente non su una sorta di nuova egemonia, un fascino per i nuovi poteri, sarebbe un errore enorme. Ora abbiamo un'enorme responsabilità perché questo nuovo quadro è l'unico modo per proteggere i nostri interessi a lungo termine, i nostri beni comuni e il nostro popolo. Parte della risposta sta qui in questa stanza, e in un certo senso la nostra nuova frontiera non è una frontiera tecnologica o geografica, ma piuttosto il nostro impegno, siamo la nostra stessa frontiera nella nostra stessa coscienza.
Se ci impegniamo a rendere la globalizzazione più giusta, classe media, se ci impegniamo a tenere conto della complessità a lungo termine delle nostre decisioni e non solo dei risultati a breve termine, possiamo convergere e costruire una nuova globalizzazione che è completo e buono per la nostra gente. Nell'affrontare questa grande idea di progresso abbiamo la soluzione come governo, come azienda, abbiamo semplicemente una domanda: decidiamo di agire, di andare avanti o no? È ora!
Grazie.

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Re: Macron a Davos

Messaggio Da Epoch il Mar Gen 30, 2018 6:24 pm


Mi ci vogliono 2 vite per leggere tutto...
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